Peu importe ton âge, elles sont les seules qui te soulagent, non seulement elles sont le langage mais elles partagent tes sanglots quand les jours défilent. Ta pupille se noie quand on ne relève pas le défi. Chacun de nos pleurs nous accompagne à chaque étape, du bonheur à la douleur personne n'y échappe. Présentes dans l'absence d'un être qui nous est cher, on espère que cesse de couler ses larmes amères. La larme est souvent plus poignante que l'arme, son parcours reflète la beauté de l'âme. Solitaire, elle se lâche à l'abri des regards ; pour user de son charme, parfois elle s'égare. On a tous pleuré sur notre propre sort en espérant que chaque goutte s'entende haut et fort. Même le plus grand des cadors se cache pour pleurer, face aux émotions on n'peut pas se leurrer.
Regard glacial car nos larmes ont trop hibernées, laisse donc l'½il saigner. Souvent l'émotion fait des saltos, ton contrôle joue des sales tours, sur tes joues s'trace un parcours. Et puis la larme coule, entre amour, joie, haine et hargne ; regarde tout c'qu'elle incarne. Souvent l'émotion fait des saltos, ton contrôle joue des sales tours, sur tes joues s'trace un parcours.
Fermer les yeux, sonner l'alarme, ça devient pathétique ; ils se retiennent mais ne devraient pas. Vider les larmes, j'ai donné ma part. J'ai tracé le parcours de chacune d'elles, de tout ce que j'ai vu, nul n'a pu le faire. T'y penses nuits et jours, les souvenirs terrassent ton c½ur, mouillent tes joues, vas-y fait doucement, fait les tomber une par une car une larme c'est long à sécher... Viens la déclencher chez les gens qu't'aimes. Pour les bêtes, on s'r'envoie la balle ; trop d'salive gaspillée, j'ai pas la voix pour le blanc de l'½il qui saigne.
On a trop d'ressentiments et coulent des larmes de joies ou de peine. On envie ceux dont leur sentiments sont en panne. On dit que la pluie est toujours suivie d'un ciel bleuté donc j'pense à la chance des gens qui peuvent pleurer, qui persiste à croire aux pouvoirs des fleurs... Caresses de paupières, ce bouquet d'mots et d'fleurs. Le parcours d'une larme est éternel, de la joie au spleen, de la naissance au dernier sommeil. Relation conflictuelle, amour passionnel, elles s'entremêlent, dans chaque dérive émotionnelle.
J'préfère me la faire poète ; tu sais que la vie peut être...
Moche.
Se lâcher ou rester muet?
Bof...
Aniès, Ox'...